Aider un proche

Accompagner un proche
Accompagner un proche CD67

Les personnes âgées ou en situation de handicap vivant à domicile sont aidées en grande partie par leur entourage. En France, 11 millions d’aidants familiaux accompagnent au quotidien un proche en situation de dépendance, en raison de son âge, d’une maladie ou d’un handicap (source : baromètre 2017, Fondation April et BVA).

Cette activité d’aide a des conséquences sur la vie des proches aidants. Le Département a souhaité renforcer son soutien aux aidants en consacrant l’un des axes de son schéma de l’autonomie 2019-2023 aux aidants. Vous trouverez ici les éléments de la fiche action et les objectifs fixés par le Département.

Trouver du soutien, préserver sa santé, avoir du temps libre

Accompagner un proche en perte d’autonomie bouleverse le quotidien. La survenue de la perte d’autonomie vient également perturber la relation que l’on avait avec son proche. Il faut trouver une nouvelle organisation, accepter ces changements, préserver du temps pour soi. Cela n’est pas toujours évident. Être accompagné dans cette situation en trouvant du soutien près de chez soi est possible.

Différents lieux existent partout en France pour accompagner les proches aidants. On peut s’y informer sur les aides et les démarches et y partager les expériences. De nombreux organismes proposent des rencontres entre aidants, des rencontres où les aidants viennent avec la personne qu’ils accompagnent. 

Pour trouver de l’aide, vous pouvez vous rapprocher :

  • du point d’information/d’accueil dont dépend votre proche. Lien vers la cartographie des points d’accès en territoires
  • auprès d’une plateforme d’accompagnement et de répit : ce sont des lieux d’information et de conseil spécialement conçus pour les aidants. Les plateformes d’accompagnement et de répit sont adossées à des structures proposant de l’accueil de jour. Pour trouver une plateforme d’accompagnement et de répit, consultez l’annuaire du portail.

Il existe également de nombreux sites web dédiés aux aidants. Voici quelques exemples :

  • Préserver sa santé

Pour accompagner au mieux un proche en perte d’autonomie, il est important de préserver sa santé. Pourtant, beaucoup d’aidants négligent leur santé parce qu'ils donnent la priorité à aider leur proche. La relation d’aide peut également être difficile à vivre au quotidien et conduire à l’isolement, mauvais pour la santé. Comment conserver de l’énergie et la santé dans la durée quand il est question d’accompagner une personne en perte d’autonomie ?

  • Avoir du temps libre

Il n’est pas toujours facile de dégager du temps pour soi lorsque l'on accompagne un proche au quotidien.

Pourtant, lorsque l’on accompagne un proche en perte d‘autonomie, se réserver des moments de pause est essentiel pour soi mais aussi pour son proche. Des solutions permettent de vous remplacer auprès de votre proche. Ces solutions sont également bénéfiques pour votre proche en perte d’autonomie, à qui l’on propose un accompagnement adapté à sa situation.

Travailler et aider un proche

Aider un proche tout en maintenant son activité professionnelle n’est pas évident. Des solutions existent pour vous accompagner.

  • Comment concilier vie professionnelle et aide apportée à un proche en perte d’autonomie ?
  • Comment cesser ou réduire momentanément son activité professionnelle ?
  • Qu’est-ce que le congé de proche aidant pour les salariés du privé ?
  • Comment fonctionne la disponibilité et le temps partiel pour les fonctionnaires ?
  • Comment fonctionne le congé de solidarité familiale pour les salariés du secteur privé et de la fonction publique ?
  • Comment percevoir l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie lors d’un congé de solidarité familiale ?
  • Comment fonctionne le don de jours de repos aux collègues aidant une personne en perte d'autonomie ?

Être rémunéré pour l’aide apportée à son proche

Certains aidants arrêtent de travailler ou diminuent leur activité professionnelle pour pouvoir s’occuper de leur proche.

Il est possible d’être rémunéré pour l'aide apportée à son proche en devenant son salarié. Attention, ce salariat familial comporte des avantages et des risques.

Héberger un proche

Vous hébergez ou souhaitez héberger votre proche parce qu’il ne peut pas rester seul chez lui. Vous l’hébergez de façon temporaire ou permanente chez vous.

Comment l’aide à lui apporter peut-elle être organisée ? Quelles aides pouvez-vous recevoir ?

Protéger son proche

Votre proche n’arrive plus à s’occuper seul de ses affaires courantes (la gestion de ses comptes, le règlement de ses factures…).

Vous craignez une mise en danger de lui-même ou des autres, une mauvaise gestion de son patrimoine qui peut lui être préjudiciable, un abus de faiblesse...

En tant que proche, vous pouvez demander sa protection juridique.
Il existe trois types de mesures de protection juridique listées de la moins forte à la plus forte :

  • la sauvegarde de justice : une mesure provisoire
  • la curatelle : une mesure d’assistance et de contrôle (le curateur fait "avec" la personne)
  • la tutelle : une mesure de représentation (le tuteur "fait à la place de").

En fonction de la mesure choisie par le juge, les droits de votre proche seront plus ou moins limités. Dans tous les cas, la loi encadrant la protection juridique des majeurs vulnérables affirme le respect de l’autonomie des personnes protégées. Même si elles sont protégées, elles peuvent continuer à donner leur avis et à être écoutées.

Connaître les obligations de la famille

Les obligés alimentaires peuvent être mis à contribution pour financer une partie des frais d’hébergement d’un proche en maison de retraite ou chez des accueillants familiaux. 

  • Qu’est-ce qu’un obligé alimentaire ?
  • Comment la participation des obligés alimentaires est-elle fixée ?
  • Comment la participation des obligés alimentaires est-elle fixée dans le cadre d'une demande d'aide sociale à l'hébergement ?
  • Comment le Département peut récupérer l'aide sociale à l'hébergement ?

Fin de vie

  • Accompagner la fin de vie

On considère qu’une personne est en fin de vie lorsqu’elle est atteinte d’une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale. L’accompagnement de la fin de vie va être différent selon que la personne malade est chez elle, en maison de retraite ou à l’hôpital.

  • Après le décès

Votre proche vient de décéder. Vous allez avoir de nombreuses formalités à régler et des démarches à initier. Vous trouverez les premières informations à retenir ci-dessous. 

Pour la suite, vous trouverez toutes les informations pour vous accompagner étape par étape en fonction de la situation du défunt.

Source : CNSA

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