Ce nouvel outil constitue en fait la somme de trois dispositifs existants : le prêt à taux classique donc, mais aussi le Pass-Foncier et le Crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt. Ce regroupement permet au gouvernement de proposer un nouvel outil « simplifié » et « lisible ». Il est à noter que les ménages qui ont acheté un bien immobilier avant le 31 décembre 2010 continuent de bénéficier du crédit d'impôt.
Concrètement, le principe du nouveau PTZ reste le même que son prédécesseur : l'octroi par les banques d'un prêt gratuit destiné à financer en partie un achat immobilier. La différence réside dans le fait que les nouvelles dispositions prendront mieux en compte « les spécificités de chaque territoire et les besoins réels des foyers », selon le ministère de l'écologie, de l'énergie, du Développement durable et de la Mer.
En raison de la crise financière, le Gouvernement a apporté quelques changements au dispositif. Ces aménagements, effectifs à compter de janvier 2012, concernent principalement le recentrage du prêt vers le neuf.
Plusieurs raisons ont incité le gouvernement à réformer ce prêt aidé :
- la fin au 31 décembre 2010 du doublement du PTZ et du Pass-Foncier. L'expiration de ces mesures d'aide constitue une « fenêtre d'opportunité pour lancer une réforme globale et cohérente de l'ensemble des dispositifs d'accession à la propriété »
- un taux de propriétaires qui augmente peu rapidement (57% de propriétaires en 2007, 58% deux ans plus tard)
- la crise financière qui nécessite une adaptation et une simplification des dispositifs d'aide
- une répartition géographique inégale de l'accession à la propriété
- des déséquilibres territoriaux que ne tiennent pas compte les dispositifs actuels
- la part grandissante que représente le logement dans le budget des ménages.
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